dima
  • Hom – i – mages

    Série de 5 gravures à l’eau-forte réalisée en 2014, les Hom-i-mages fonctionnent comme des dons pieux à un culte personnel (et cependant largement partagé), le culte de l’image. ¶ Cet ensemble compose une suite de différentes vues cavalières sur des paysages imprécis, dans un entre-deux entre le sauvage et l’urbain. Paysages périphériques, au bord de l’eau ou dans d’étranges parcs, l’indétermination des lieux et leur ressemblances forment un sentiment de flottement. ¶ Mais si les images entre elles semblent esthétiquement liées, elles le sont également par un processus spirituel : en effet, chacune de ces gravures est une œuvre de dévotion à destination du monde de l’image, et en particulier des images fantômes. Images à relier, images dissimulées, images imaginées, images dégradées ou image-reflets, chaque gravure renvoie à sa propre lignée de représentation spectrale. ¶ Le sort de chaque tirage importe également pour que le culte soit rendu : alors que Paresse doit être achevé par le public, Les graffiti attendent d’être vandalisés (tous deux exposés sans vitres, un crayon à leur côté) et Derrière le rideau maintenu à l’abri des regards. ¶ La gravure à l’eau-forte porte en elle-même un processus fantomatique, puisque l’image disparaît (rongée par l’acide) pour renaître, débarrassée de son poids, et capable de multiplication. ¶ L’image est ainsi saisie et célébrée dans une position fugace et intermédiaire, à mi-chemin du visible et de l’invisible. ¶ Gravures eaux-fortes sur papier, différentes dimensions.